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En
tant que propriétaire exploitant d'une petite entreprise
canadienne, la question suivante prendra encore plus d'importance à vos
yeux à mesure que la fin de l'exercice financier
approche : Quelle combinaison de salaire et de dividendes
vous permettrait d'économiser le plus d'impôt?
C'est une question importante, car votre choix pourrait
avoir de sérieuses répercussions financières
non seulement pour l'exercice financier en cours mais également
pour l'avenir, lorsque viendra le temps d'évaluer
votre capital de retraite.
Les
sociétés fermées
jouissent d'une ponction fiscale réduite jusqu'à un
seuil d'admissibilité qui, une fois dépassé,
exclut l'entreprise de la catégorie des petites entreprises
pour fins fiscales. Jusqu'ici, rien de bien compliqué.
Là où les choses se corsent, c'est lorsque
vient le moment de déterminer la meilleure combinaison
de salaire et de dividendes pour votre situation particulière.
Entre autres, votre décision dépendra de vos
besoins en liquidités, de votre capacité à verser
la cotisation maximale à votre REER ou à celui
d'un membre de votre famille employé par votre entreprise,
et du fait que vous désirez ou non conserver la possibilité de
reporter à un exercice antérieur les pertes
que votre entreprise pourraient subir au cours des années à venir
. Voici un exemple simple :
- Les
premiers 225 000 $ de revenu d'une entreprise exploitée activement accumulés
par une corporation exploitant une petite entreprise
contrôlée par des Canadiens sont admissibles à un
taux d'imposition fédéral (y compris la
surtaxe) de 13,1 %. Les revenus entre 225 000 $ et 300
000 $ sont soumis à un impôt fédéral
de 22,1 %. (Le plafond de 225 000 $ pour les petites
entreprises sera augmenté de 25 000 $ par année à partir
de 2004 pour atteindre 300 000 $ en 2006.) Si le revenu
total de votre entreprise est entièrement admissible à la
déduction accordée aux petites entreprises,
il importe peu que vous receviez un salaire ou des dividendes,
puisque les taux d'imposition sont presque identiques
dans les deux cas.
- Toutefois,
si les revenus de votre entreprise excèdent le plafond fixé,
vous pourriez venir à la conclusion que la meilleure
stratégie est de verser des salaires en quantité suffisante
pour réduire le revenu net de votre entreprise à 225
000 $ (pour 2003) et de bénéficier ainsi
du taux d'imposition réduit des petites entreprises.
Vous pourriez aussi vous prévaloir de la possibilité de
report de l'impôt offerte dans le cas où vous
choisissez de laisser une partie de vos profits dans
l'entreprise. Toutefois, le taux d'imposition combiné des
particuliers et des sociétés sera probablement
plus élevé si vous retirez les profits
au cours d'une année ultérieure.
- Vous
devriez également
tenir compte de l'incidence potentielle de votre décision
de toucher un salaire ou des dividendes sur votre retraite
. Les dividendes bénéficient d'un traitement
fiscal préférentiel, ce qui n'est pas le
cas pour les salaires, mais les dividendes ne sont pas
pris en considération dans le calcul de vos droits
de cotisation à un REER. Donc, si le salaire que
vous vous versez ne vous permet pas de verser la cotisation
maximale à votre REER, vous pourriez devoir réduire
votre train de vie la retraite venue.
- Si
les revenus de votre entreprise sont « variables » - de bonnes années
suivies de moins bonnes - vous accorder un salaire élevé pourrait
aussi vous causer des maux de têtes sur le plan
fiscal, puisque vous ne pourriez pas reporter à un
exercice antérieur les pertes subies au cours
d'années ultérieures. Par exemple, si les
revenus de votre entreprise atteignent 500 000 $ cette
année et que vous vous accordez un salaire de
400 000 $, les revenus nets de votre entreprise seront
de 100 000 $. Si vous enregistrez des pertes de 500 000
$ l'année prochaine, vous ne pourrez pas reporter
ces pertes sur votre revenu personnel.
Si vous
n'aviez pas retiré les 400 000 $ de l'entreprise
et que vous vous étiez versé un salaire sous
forme de dividendes, vous pourriez reporter vos pertes de 2004,
ce qui annulerait l'impôt payé par votre entreprise
en 2003 et vous donnerait droit à un remboursement d'impôt
pour cette année là.
Il existe de nombreux outils de planification d'entreprise
pour vous guider dans le difficile processus de choix de la
combinaison optimale de salaire et de dividendes.
Un spécialiste en planification financière peut vous aider à faire
le choix de « rémunération » qui vous permettra de
réduire votre fardeau aujourd'hui tout en étant profitable pour
l'avenir.
Cette chronique, rédigée et publiée par
Services Financiers Groupe Investors Inc., contient des renseignements
de nature générale seulement; son but n'est pas d'inciter
le lecteur à acheter ou à vendre des produits de placement
ni de fournir des conseils financiers, juridiques, comptables
ou fiscaux spécialisés. Pour de plus amples renseignements
sur ce sujet ou sur toute autre question financière ou de
placement, veuillez communiquer avec votre conseiller financier
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au Québec par Les Services Investors Limitée, cabinet de services
financiers, et ailleurs par Services d'Assurance I.G. Inc.
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d'assurance-vie.
Jacques
Brouillard M. Sc. (Fin), Adm. A. Pl. Fin.
Conseiller en sécurité financière, Conseiller en assurance
et rentes collectives Planificateur financier, Représentant
en épargne collective
LES SERVICES INVESTORS
LIMITÉE*
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