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Non, ce n’est pas vrai! Fiston vous dépasse déjà d’une tête et s’apprête maintenant à entrer au collège ou à l’université à des kilomètres de votre foyer. Le temps file, n’est-ce pas? Et vous voilà devant un dilemme pressant : son départ approche à grands pas et vous devez lui trouver un toit.
La solution la moins coûteuse serait d’habiter chez un parent, le cas échéant, mais cette possibilité se présente rarement. Autre solution : la vie en résidence, mais encore faut-il que cette option soit disponible et qu’une chambre soit libre. La location demeure toujours populaire. Par contre, le boom immobilier vous amène peut-être, à l’instar d’autres parents, à envisager l’achat d’un condo ou d’une maison où votre enfant pourrait loger jusqu’à la fin de ses études.
A priori, l’achat peut sembler une meilleure solution que la location. Après tout, pourquoi donner votre argent à un locateur quand l’achat d’une propriété offre un potentiel de profits? Intéressant, pas vrai? Mais quand vous pèserez le pour et le contre de l’achat versus la location, vous en arriverez peut-être à une conclusion différente. Voici quelques facteurs à prendre en considération :
Disposez-vous de ressources suffisantes? N’envisagez de financer le toit de votre enfant pendant ses études postsecondaires que si vous avez un solide programme financier et une réserve de fonds rapidement utilisable. Sachez que l’argent que vous consacrerez à son loyer ou à un remboursement hypothécaire ne sera plus disponible pour investir ailleurs.
La location est-elle vraiment l’option la moins coûteuse? Cela semble le cas à première vue, mais les inconditionnels de l’immobilier vous diront que vous ratez ainsi une occasion de vous bâtir une valeur nette. Par contre, la location représente parfois une sage décision, car les étudiants ne restent habituellement pas en place après leur graduation. Les frais liés à l’achat et à la vente d’une propriété peuvent totaliser jusqu’à 10 % ou plus de la valeur de la propriété. Pour récupérer ces coûts, il faut prévoir garder la propriété de 5 à 10 ans.
L’achat occasionne-t-il plus de problèmes qu’il n’en résout? Il est difficile de trouver une propriété attrayante à distance. Trouver un logement s’avère plus aisé et vous n’avez pas à vous préoccuper de payer des réparations. Si vous achetez une propriété, vous voudrez sans doute compter sur d’autres locataires pour vous aider à payer le prêt hypothécaire, les taxes et les frais d’entretien. Les colocataires de votre enfant seront vraisemblablement de bons citoyens, mais les mauvais locataires existent aussi et vous serez à des kilomètres dans l’éventualité d’un problème.
Prenez-vous la bonne décision d’achat? Achetez en vous appuyant sur les mêmes critères que pour n’importe quel autre investissement immobilier. L’emplacement devrait être de choix et vous devriez en tirer une source de revenus sûre, particulièrement après le départ de votre enfant. Si vous penchez pour un condo, assurez-vous de sa bonne gestion et du maintien d’un fonds de réserve suffisant.
N’oubliez pas que tout investissement immobilier comporte un risque à long terme. Il est vrai qu’on peut raisonnablement s’attendre à faire un profit après 10 ou 20 ans, mais les prix dans l’immobilier sont cycliques et ce cycle est parfois dans sa phase baissière.
Cet investissement immobilier convient-il à votre répartition de l’actif? Examinez votre projet d’achat en fonction de votre portefeuille de placement actuel. Une bonne répartition d’actif est vitale, car elle détermine jusqu’à 90 % de vos rendements globaux. De plus, la pondération en biens immobiliers ne devrait normalement représenter qu’une partie relativement mince d’un portefeuille bien diversifié.
Vous voulez donner à vos enfants un bon départ dans la vie, entre autres en finançant leur hébergement. Mais avant de prendre la décision d’acheter ou de louer, demandez à votre conseiller financier de vous aider à faire le choix qui convient le mieux à votre situation.
Cette chronique, rédigée et publiée par
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Jacques
Brouillard M. Sc. (Fin), Adm. A. Pl. Fin.
Conseiller en sécurité financière, Conseiller en assurance
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en épargne collective
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