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Il
arrive souvent qu'à l'examen des transactions d'initiés,
on constate des transactions importantes. L'investisseur devant
de telles indications peut alors facilement s'emballer. Cependant,
nous avons constaté au cours des dernières années,
que souvent ces transactions (ou d'autres effectuées
sur une longue période) sont financées par un
prêt de la société faisant l'objet de
cette accumulation. Il en découle, que dans ces cas,
elles revêtent moins d'importance car l'initié
ne débourse véritablement aucun sou de sa poche.
De plus, en général, la seule garantie qui est
fournie, est la valeur des actions ainsi acquises. Ainsi,
si la société connaît des difficultés
financières et que sa valeur boursière baisse
dramatiquement, l'initié n'a qu'à retourner
lui retourner ses actions et ainsi se libérer de sa
dette. Ainsi, Greg Maffei, Chef de la direction de 360networks
avait obtenu un prêt de 77,5 millions de dollars pour
acheter 62 millions de cette société à
1,25 $. La compagnie a par la suite connue de graves difficultés
financières qui l'ont poussé à se mettre
sous la protection de la Loi sur les faillites et les actions
de la société sont tombées en dessous
de 0,20 $. Qu'à cela ne tienne, M. Maffei s'est libéré
de son emprunt en retournant ses actions à 360networks.
Là où le mat blesse, c'est qu'au moment où
la transaction est communiquée aux investisseurs, il
est difficile de savoir si elle a été financée
par la société. En effet, l'initié n'a
pas à communiquer ce détail au moment de sa
déclaration. Pour connaître cette information,
l'investisseur a peu d'avenues.
La première est d'examiner les communiquées
de presse de la société pour vérifier
si ce petit détail n'aurait pas déjà
été communiqué. Ainsi, AMR Technologies
dans un communiqué de presse du 16 octobre mentionnait
qu'un emprunt collectif de 450 000 $ avait été
mis à la disposition de ses officiers pour leur permettre
d'acheter des actions. Ceux-ci, dans le même mois, ont
profité de la faiblesse du titre suite au largage d'un
important actionnaire pour mettre la main sur 587 700 actions,
à prix de 1,05 $. Bien leur en fit car l'action se
négocie maintenant au environ de 1,45 $.
La deuxième, plus expéditive est de contacter
directement la société et de poser carrément
la question, la meilleure personne pouvant y répondre
étant souvent son Vice-président Finance. Par
exemple, en août 1999, Microtec (TSE - EMI) faisait
savoir que des membres de la direction de la compagnie avait
acheté, par l'entremise de la Bourse de Montréal,
plus de 100 000 de ses actions. Cependant, un appel auprès
de la société vous aurait permis de découvrir
qu'une partie de ces achats avait été financé
par la société elle-même, ce qui réduisait
la signification de celles-ci. L'action d'EMI se transigeait
à l'époque à 2,00 $ et a terminé
l'année 2001, sous la barre de 1,00 $.
La troisième est d'examiner la dernière circulaire
disponible de la direction pour la sollicitation de procurations
(disponible sur SEDAR), où une section est consacrée
à l'endettement des administrateurs et des officiers
envers leur société. Ainsi, à titre d'exemple,
dans la dernière circulaire de Sico Inc, on indique
qu'au 30 mars 2001, l'endettement total de l'ensemble des
administrateurs, officiers, employés et anciens administrateurs,
officiers et employés de Sico ou de toutes filiales
de celle-ci, découlant entre autres de la souscription
de titres de Sico (autres que les prêts de caractère
courant) s'élevait à 1 154 934 $.
Finalement, la dernière source d'informations est
l'examen des états financiers. Parfois, une note va
vous révéler que la société a
effectué des prêts pour permettre à des
initiés d'accumuler de ses titres. Ainsi, toujours
en parlant de Sico, la note 5 de ses états financiers
pour l'exercice décrit les prêts qu'elle a accordé
à ses dirigeants pour leur permettre d'acheter des
actions.
Nous énumérons ci-après certaines transactions
d'initiés qui ont retenu notre intérêt
dans les dernières semaines.
Stantley Brian Findlay a cliqué en novembre et décembre
dernier sur ClickHouse.Com Online Inc. (CDNX - CKA,
0,06 $). Ainsi, le 26 novembre, il a acheté 310 000
actions de cette société à 0,07 $. Les
5 et 7 décembre, il en achetait 3 000 autres à
un prix de 0,06 $.
Le 7 décembre dernier, Canada VE Investors LP a augmenté
sa participation dans Peak Energy Services Ltd (TSE
- PES, 2,17 $) , avec l'achat de 80 800 actions à un
prix de 2,33 $. Canada VE Investors Lp est une fiducie privée,
financée par principalement par des investissuers institutionnels,
qui investit dans des sociétés du secteur énergétique.
Le 10 décembre dernier, Grant Forest Products, allant
à contre vent de la déprime dans le secteur
forestier, a acheté 253 800 actions d'Ainsworth
Lumber (TSE - ANS, 5,75 $) à un prix de 5,97 $.
Les initiés ont le "kick" pour Kick Energy
Corporation (TSE - KEC, 1,20 $ ). Ainsi, Jeffrey E. Dyck
a acheté 36 000 actions de ce producteur pétrolier
et gazier de l'ouest canadien à 0,85 $ le 14 décembre
dernier. David Vern Eskesen, mettait le grappin sur 114 760
actions à un prix moyen de 0,70 $, entre le 3 et le
5 décembre. Le 14 décembre, c'était au
tour de Timothy Hunt, d'accumuler 1 175 000 actions à
un prix de 0,85 $. Finalement, Barry James Wasylim terminait
l'année, les 22 et 23 décembre avec un achat
de 17 600 actions à un prix moyen de 0,67 $. L'avenir
nous dira si ces initiés ont réussi leur touché.
Elk Point (TSE - ELK, 2,60 $) et Boundary Creek
(CDNX - BRN, 1,45 $) sont deux autres titres pétroliers
dont nous avons noté une certaine ferveur de la part
des initiés. Ainsi, entre le 17 juillet et le 17 décembre
dernier, Aidan Murphy Walsh a acquis 13 607 actions d'Elk
Point à un prix moyen de 3,08 $. Craig R. Cartier a
mis la main le 17 janvier sur 1 100 actions de Boundary Creek
à un prix de 1,00 $.
Franklin Truman Bailey a acheté les 10 et 17 décembre
251 000 actions de Bovar Inc. (TSE - BVR, 0,06 $) à
un prix de 0,05 $. Cette société, a effectué
dans les derniers mois, une importante restructuration financière,
qui a culminé par le versement d'un dividende spécial
important à ses actionnaires. La valeur comptable nette
par action au 30 septembre 2001 s'élevait à
0,12 $. La Direction de la société étudie
des moyens pour relancer celle-ci sur le chemin de la croissance.
À la fin de décembre, les initiés ont
accumulé les actions sur Exploration Maude Lake
Limitée (CDNX - MAU, 0,14 $). Patrick Bradley a
acheté 115 316 actions à un prix moyen de 0,12
$. Anne Slivitzky, quand à elle, mettait la main sur
176 640 actions à un prix moyen de 0,11 $. Maude Lake
est une des nombreuses sociétés qui a acquis
des claims dans la région Wemindji-Otish, où
des découvertes récentes laisse entrevoir la
présence de diamants au Québec.
Le 14 décembre dernier, John Charles Lamacraft a acheté
21 900 actions d'Aber Diamond Corporation à
un prix moyen de (TSE - ABZ, 22,65 $) . Le principal actif
de cette société est sa participation de 40%
dans le projet diamantaire Diavik. La production de cette
nouvelle mine devrait commencer dans les premiers mois de
2003, à un rythme annuel de 6 à 8 millions de
carats par année, représentant ainsi 5% de la
production mondiale. Aber a développé des ententes
stratégiques avec Rio Tinto Plc, une des plus grandes
sociétés minières au monde, qui sera
responsable d'opérer la mine, Overseas Diamonds N.V.,
qui sera responsable de la coupe des diamants et finalement
Tiffany & Co., le célèbre bijoutier qui
s'est engagé à acheter pour 50 000 000 $EU de
la pierre précieuse annuellement. M. Lamacraft, semble
considérer le titre d'Aber, comme un véritable
bijou, car le 07 décembre dernier, il en achetait 24
900 à un prix de 20,47 $ comme contribution au REER
de sa conjointe.
John Duncan Pennal achète régulièrement
des actions de Trinorth Capital Inc.(TSE - TRT - 0,24
$). Ainsi, entre le 21 décembre et le 03 janvier dernier,
il a mis la main sur 27 500 actions à un prix de 0,29
$.
Mentionné dans une précédente chronique,
Bruce Carlos Mitchell continue d'accumuler le fabricant de
papiers peints, The Norwall Group Inc. (TSE - NGI,
4,57 $) Ainsi, le 18 janvier, il achetait 8 800 actions à
un prix de 4,03 $ pour porter sa participation à 856
300 de celles-ci. M.Mitchell est en train de tapisser sa maison,
mur à mur, et il n'est pas le seul car James Patton,
le principal actionnaire, a acheté 1 200 actions de
la société à 4,50 $ les 30 janvier et
07 février dernier.
Gilbert
Leblanc est l'éditeur de la lettre financière
The Insider Edge
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