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Si
vous examinez régulièrement les transactions
d'initiés qui sont publiées sur le site de la
Commission des valeurs mobilières et du Québec
et de celui de l'Alberta Securities Commission, vous avez
sûrement remarqué que les initiés peuvent
être actifs sur un nombre élevé de titres.
Cependant, une analyse de la santé financière
des sociétés qui vous semblent prometteuses
peut vous permettre de réduire le nombre de titres
qui méritent votre attention. Nous débutons
une série de chroniques qui devrait vous permettre
de mieux comprendre les états financiers d'une société.
L'investisseur
doit d'abord se procurer les derniers rapports annuel et trimestriel
de la société analysée. Deux approches
s'offrent à lui. Il peut à celle-ci pour les
obtenir ou les télécharger à partir du
site SEDAR
(pour ce faire, vous aurez besoin d'Acrobat Reader). Une adresse
incontournable pour débuter vos recherches est le site
adviceforinvestors.com.
À partir du symbole boursier de la société
ou de son nom, vous aurez accès aux adresses de son
site web et de courrier électronique, ainsi qu'un lien
sur les informations qu'elle a déposées à
SEDAR. Par
exemple, en ce qui concerne ce dernier lien, nous donnons
le résultat obtenu pour une société bien
connue des québécois, soit Sico
(TSE - SIC).
Les états financiers comprennent le bilan, l'état
des résultats et l'état des flux de trésorerie,
ainsi que les notes qui les accompagnent. Un examen de ses
documents d'une société peut vous permettre
en environ 30 minutes de déterminer si vous devez pousser
plus loin votre investigation.
En premier
lieu, vous devez déterminer le nombre d'actions émises.
Celui-ci est toujours mentionné dans une note des états
financiers. De plus, vous devriez examiner le nombre d'actions
additionnelles qui pourrait être émises par l'exercice
de bons de souscription ou d'options, particulièrement,
si leurs prix d'exercice se situent près ou en dessous
de la valeur du marché. (Les bons et options permettent
à un investisseur de se procurer des actions à
un prix prédéterminé.) Le nombre d'actions
émises (ou potentiellement émises) est la mesure
avec laquelle vous pourrez jauger les différents montants
des états financiers. Par exemple, toute chose étant
égale par ailleurs, une entreprise qui a 1 000 000
$ en encaisse et 1 000 000 d'actions en circulation présente
un meilleur intérêt qu'une société
qui a 100 000 000 d'actions en circulation avec un niveau
d'encaisse similaire. Une façon rapide de vérifier
si le chiffre que vous avez obtenu est plausible, est d'aller
sur le site de la bourse de Toronto
(pour les sociétés inscrites à cette
dernière) où le nombre d'actions en circulation
est disponible. Par exemple, en date du 12 avril, le nombre
d'actions en circulation de Sico s'établissait selon
cette source à 5 091 500.
Armé
du nombre d'actions en circulation, vous êtes maintenant
en mesure de calculer un ratio important mais souvent négligé,
soit celui du "price to sales ratio" (PSR).
Celui-ci se calcule en divisant la capitalisation boursière
d'une société par son chiffre d'affaires des
douze derniers mois. La capitalisation représente le
résultant obtenu en multipliant le nombre d'actions
en circulation par son cours. (Le site de la bourse de Toronto
mentionné précédemment donne également
la valeur de la capitalisation boursière.) Dans le
cas de Sico, puisque son chiffre d'affaires pour l'exercice
2000 a été de 206 934 000 $ et que la valeur
de sa capitalisation boursière est d'environ 74 262
071 $, son PSR est de 0,36.
Selon Kenneth L. Fisher, un réputé gestionnaire
américain de portefeuilles, vous ne devriez jamais
acheter une action dont le PSR est supérieur 0,40.
On comprendra que ce dernier n'a jamais été
un très chaud partisan de nombreux titres de la nouvelle
économie qui s'échangeaient à plusieurs
fois leurs ventes.
Le PSR
est un donc un ratio très utile mais il s'applique
mieux à des sociétés dont les ventes
sont essentielles à leurs rentabilités. Ce ratio
a très peu de signification par exemple pour les sociétés
d'investissements (qui peuvent avoir des actifs importants
et des revenus limités) et les titres des ressources
naturelles (par exemple, les producteurs pétroliers
et gaziers.)
Dans la
prochaine chronique, nous allons traiter des éléments
que doit prendre en compte un investisseur lorsqu'il effectue
l'analyse du bilan d'une société.
Les
transactions à surveiller
Dans notre
première chronique, nous avions mentionné que
M. Ashok Bhasin avait mis le grappin sur 4 900 actions de
Globex Resources (CDNX - GBX) à un coût moyen
de 0,78 $ entre le 16 novembre et le 21 décembre dernier
et que peut-être entrevoyait-il que la montée
du prix du gaz naturel allait être bénéfique
pour ce producteur junior de l'Ouest canadien. Son flair s'est
avéré juste puisque les actions de GBX ont atteint
1,50 $ récemment.
Dans notre
deuxième chronique, nous avions indiqué que
Paul F. Little semblait croire que la renaissance du secteur
énergétique canadien serait bénéfique
pour les entreprises de services reliées à ce
secteur. En effet, en décembre dernier, il avait acheté
107 500 actions de Delaney Services (CDNX - DLY) à
un coût moyen de $0,64. M. Little a sûrement été
agréablement surpris de constater que Delaney fait
l'objet présentement d'une offre d'achat à 1,05
$ l'action. Les investisseurs canadiens ont donc intérêt
à retenir le nom de Paul F. Little.
Nancy
E. McGee a acheté 49 300 actions de SR Telecom (TSE
- SRX, 1,60$) entre le 01 et le 15 mars à un coût
moyen de 1,81 $. Elle semble peut-être croire que le
fonds du baril a été atteint pour cette ancienne
étoile québécoise du secteur des télécommunications.
Depuis
quelques mois, les initiés sont très actifs
sur les Aliments Maple Leaf (TSE - MFI, 9,95$ ). Wallance
McCain a ainsi mis le grappin sur 27 500 actions entre le
19 et le 23 mars à un coût moyen de 8,73 $. Pour
ne pas être en reste, le 29 mars dernier, Michael Harold
Vels a acheté 1 200 actions à 8,70 $.
Les initiés
de Inmet Mining (TSE - IMN, 2,15 $) ont également été
très actif dans les 2 dernières années.
Deux nouveaux initiés, Olivier Merton et Craig Ford
en ont profité pour prendre des positions initiales
dans la société. Durant le mois de mars, le
premier a acquis 3 000 actions à un coût moyen
de 1,94 $, alors que le second mettait la main sur 1 000 actions
1,90 $.
Parmi
les autres titres qui retiennent notre attention, notons AT
Plastics (TSE - ATP, 2,95 $) et Hi-Alta Capital Inc. (TSE
- HIA , 2,35 $).
Gilbert
Leblanc est l'éditeur de la lettre financière
The Insider Edge
& The Canadian Value Stocks Letter.
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mentionnés dans cette chronique.
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