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Après
la baisse draconienne des marchés boursiers mondiaux de l'an
dernier, c'est l'heure des bilans, mais surtout, c'est le
moment de mettre en œuvre une stratégie d'investissement pour
2001.
Bilan
2000
Les années
se suivent et ne se ressemblent pas. Les principaux indices
des marchés boursiers à travers le monde, qui avaient majoritairement
enregistré des hausses de plus de 20% en 1999, ont enregistré
des baisses importantes au cours de l'année 2000. Selon un
relevé préparé par Merrill Lynch, seulement six des 38 principaux
marchés boursiers mondiaux ont affiché un rendement positif
au cours de l'année 2000.
| Variation
des principaux indices boursiers au cours de l'année
2000 |
|
Canada
: TSE 300 |
Etats-Unis
: S&P 500 |
Royaume-Uni
: FTSE 100 |
Japon
: Nikkei 225 |
Hong
Kong : Hang Seng |
| Décembre
1999 |
8
413,75 |
1
469,26 |
6
930,20 |
18
934,34 |
16
962,10 |
| Décembre
2000 |
8
933,68 |
1
320,28 |
6
222,50 |
13
785,69 |
15
095,53 |
| Variation
en % |
+6,2% |
-10,1% |
-10,2% |
-27,1% |
-11,0% |
Le marché
canadien s'est pour sa part classé au quatrième rang parmi
les 38 principaux marchés boursiers mondiaux. De plus, pour
une deuxième année consécutive, il a affiché une meilleure
performance que le marché américain. Contrairement à l'an
dernier toutefois, alors que la bonne performance du marché
boursier canadien reposait sur quelques titres seulement,
tels Nortel et BCE, la bonne performance de l'année 2000 repose
sur un éventail beaucoup plus large de titres, notamment les
titres des secteurs financier, pétrole et gaz, communications
et média.
Le fait
marquant de l'année a toutefois été la très forte correction
enregistrée par les titres de technologie. On se souviendra
que la technologie avait été un thème important qui avait
influencé les marchés boursiers à la hausse au cours des dernières
années. L'indice-phare du secteur technologique, le NASDAQ,
a chuté de plus de 55% entre son sommet de 5 132 points au
mois de mars et son creux de 2 288 points en décembre.
Quelle
stratégie adopter pour 2001?
Les marchés
financiers ont affiché une très grande volatilité à la baisse
au cours des derniers mois de l'année. Les avis de profits
moindres des entreprises et les statistiques économiques qui
laissent voir une détérioration de la croissance économique
alimentent les appréhensions d'un fort ralentissement parmi
les économistes et les stratèges boursiers. Doit-on prévoir
un atterrissage en douceur de l'économie et seulement une
légère baisse des profits ou un atterrissage brutal qui dégénère
en récession et qui provoque une dégringolade des bénéfices?
Même s'il
existe, chez les spécialistes, un consensus favorisant un
scénario d'atterrissage en douceur, plusieurs investisseurs
peuvent s'interroger quant à l'opportunité d'apporter des
modifications à leur portefeuille. Certains pourraient même
désirer vouloir adopter une approche plus défensive à l'égard
de leurs placements. Compte tenu des fortes baisses déjà enregistrées,
nous croyons qu'il serait inopportun d'apporter des changements
à ce moment.
Le tableau
ci-dessous, qui représente les fluctuations d'un portefeuille
fortement pondéré en actions canadiennes et internationales
au cours des soixante dernières années, laisse voir qu'il
est important de demeurer pleinement investi si on veut bénéficier
au maximum de la reprise des marchés financiers.
| Moyenne
de toutes les périodes: 12,1% |
| Répartition
du portefeuille ci-dessous :30% en actions canadiennes,
50% en actions américaines et 20% en obligations |
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Les meilleurs
rendements annuels, si on se fie à l'expérience des années
1958, 1975, 1983, 1991 et 1995, sont souvent enregistrés dans
les années qui suivent les corrections des marchés. Pour en
profiter, il faut donc maintenir sa répartition stratégique.
David
Gilbert, B.A.A. est associé chez Groupe
Financier Everest inc.
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